Jean-François Lisée est derrière tout cela…


Jean-Francois LiséeLe devoir fait un excellent article ce matin à propos de la présence du conseiller Jean-François Lisée au PQ.  On y apprend que l’omniprésence de Lisée au sein du PQ dérangerait les militants.

On y apprend également que l’idée de Loi 195 sur l’identité est la sienne, et pas celle de Pauline Marois.  Ce serait également lui qui aurait commandé le sondage de cette semaine sur l’identité québécoise… sondage qui annonce que plus de 60% des québécois seraient favorables à l’établissement d’une constitution québécoise.

Je tiens à rappeller la pertinence de ces sondages quand ils sont commandés par un Parti ou un individu qui a quelque chose à y gagner… peut-être une place sur la liste des futurs chefs du PQ?


3 commentaires pour “Jean-François Lisée est derrière tout cela…”

  1. Ghislain Tremblay dit :

    Nous l’avons trouver le chef qui prendra la suite de Paulinde Marois!
    Jean François a toutes les qualités voulus pour devenir tout un chef et probablement réussir l’Indépendance de notre nation!La grande qualité de Jean-François est que les gens veulent l’écouter! Je le voyais chez Guy A. et mème lui et boufon Turcotte le l’on pass niaisé!Ce qui est la marque de commerce de ces deux-là! Québecois, ne cherchez plus, vous l’avez trouverr votre dauphin, il est là et bien présent!
    Ghislain

  2. Richard3 dit :

    Moi, j’ai plutôt l’impression que Jean-François Lisée est de ceux qui demeurent dans l’ombre, qui ne risqueront pas de perdre la face dans une campagne au leadership, mais qui, de leur poste de commande, communément appelé “conseiller politique du chef”, ou quelque chose de semblable, ont un certain contrôle - pour ne pas dire un contrôle certain - sur le parti au sein duquel ils oeuvrent.

    Personne ne se demande pourquoi le parti libéral, pour ne nommer que celui-ci, a un président qui n’est pas le chef du parti? Certaines décisions se prennent loin des tribunes publiques, et c’est le cas dans tous les partis politiques qui se respectent. Par contre, le PQ, à la base, ne permettait pas une telle façon de faire, le président du parti en étant aussi le chef. Faut-il rappeler que Jean-François Lisée est au PQ depuis l’époque de Jacques Parizeau.

    Attendez-vous à ce que les membres du PQ aient de moins en moins le dernier mot sur les politiques mises de l’avant dans leur programme. C’est une situation très typique de la go-gauche; ils mettent le peuple très en évidence, tout en faisant en sorte que le peuple en décide - et en sache - de moins en moins.

  3. Luc Benoit dit :

    Vous dites NOUS?
    Dans son récent essai (Nous, Boréal, 2007), Jean-François Lisée traite de la question de l’identité nationale sous l’angle de l’aménagement linguistique. Lorsqu’il aborde le sujet de la filière technique en relation avec le marché de l’emploi, Lisée recommande que les francophones effectuent un stage au sein d’une entreprise ou d’un établissement anglophone. Au moment où il préconise cette idée, a-t-il toujours présente à l’esprit la disparité entre le nombre d’établissements francophones et anglophones au Québec? J’imagine difficilement les « ruraux », comme les désignent souvent les Montréalais de souche, se déplaçant de la ville de Québec ou d’ailleurs pour aller travailler dans l’ouest de Montréal. À moins que l’Ontario ne soit dans le coup, ou que l’auteur ne fasse la preuve qu’il y a autant d’entreprises anglophones que francophones au Québec, Lisée commet l’erreur de prendre ses désirs pour la réalité. Il fait une autre faute importante alors qu’il associe le nom de Pauline Marois à son projet de citoyenneté. Le problème, c’est que la réflexion de l’essayiste repose en bonne partie sur le bilinguisme et que l’actuel chef du Parti québécois n’est pas bilingue. En fait, si le véritable objectif de l’auteur est de plonger madame Marois dans l’embarras, il peut dire : « mission accomplie. »

    Le cœur de la problématique soulevée par Lisée réside dans les moyens que l’État doit prendre dans le but de recréer un Nouveau Monde. À mon avis, un tel projet ne peut s’accomplir qu’en abolissant les politiques, les signes et les symboles coloniaux tels le fleurdelisé, l’Union Jack, la Croix latine qui ne correspondent plus à notre réalité présente. Autrement, nous pouvons laisser aller les choses et recréer Babel; lorsque tout ira de travers, nous ferons appel à Al-Qaïda Démolition, une entreprise de renommée mondiale! Plus sérieusement, ce à quoi doit correspondre la renaissance du Nouveau Monde, c’est à la reconstruction d’États laïques sur des bases égalitaires tenant compte de l’intégration de la population immigrante. S’agit-il de ce que pensent aussi nos dirigeants et notre élite, ou ces gens sont-ils plutôt doublement aveuglés, d’une part, par une allégeance traditionnelle à l’Ancien Monde et, d’autre part, par une perspective politique néocoloniale de type fonctionnaliste selon laquelle le Canada ne figure qu’à titre de prolongement de la domination des États-Unis d’Amérique?

    Personnellement, je fais davantage confiance aux nouveaux arrivants qui sont plus naturellement et promptement enclins à appliquer les enseignements de Gandhi. Si leurs élus provinciaux avaient du leadership, sans doute les Québécois n’hésiteraient-ils pas longtemps avant de brûler leur passeport canadien afin de se libérer du colonialisme. Les Québécois de souche et leurs gouvernements successifs ont déjà amplement eu le temps de poser de tels gestes. L’Histoire montre cependant qu’après quatre siècles d’asservissement, la nation québécoise traditionnelle préfère la tranquillité à la liberté. Heureux 400e anniversaire, Québec!

    Luc Benoit
    Chargé de cours
    Université du Québec à Trois-Rivières

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