Suite aux élections partielles d’hier, Pauline Marois a eu son mot à dire.
De manière semblable aux dernières élections provinciales, il semble bien que la population ait voulu passer un message aux souverainistes (autant Bloc Québécois que PQ, puisqu’ils marchent main dans la main, et se soutiennent mutuellement aux élections). Ils ont perdu le comté de Roberval-Lac-Saint-Jean, qui appartenait depuis longtemps aux séparatistes bloquistes. Ils ont réussi a garder Saint-Hyacinthe-Bagot, mais ont failli le perdre.
C’est aussi ce que croît Pauline Marois. « Cela a été difficile, admettons-le », dit-elle. Ç’a été, pour le mouvement souverainiste, un véritable « coup dur », poursuit-elle.
Le coup dur, ce n’est pas tant la défaite, que la perte d’électeurs souverainistes. Le PQ est quoi, sinon que le point de rencontre du mouvement séparatiste du Québec? Les véritables socialistes peuvent très bien se tourner vers Québec Solidaire. Les autres, un peu moins à gauche, mais sans être à droite, peuvent aller joindre le Parti Libéral du Québec (rappellons-nous d’ailleurs que la plus grande partie PQ vient du Parti Libéral du Québec: pour ne nommer que René Lévesque…). Finalement, les verts pourraient se lier au Parti Vert du Québec.
Elle termine son allocution (en compagnie de Ségolène Royal, faut-il le souligner) en pensant devoir « aller rechercher la confiance » des québécois. Mais pourquoi n’auraient-ils pas confiance aux Partis qui se vantent de défendre justement les intérêts des québécois?
(un article sur cette nouvelle)